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Présentation

Bonjour, je suis Sébastien Pietrasanta le Maire d'Asnières-sur-Seine et Conseiller Régional d'Ile-de-France. J'ai 30 ans et je vis à Asnières au coeur des quartiers nord. Docteur en histoire, j'ai été professeur en lycée professionnel. Je suis membre du Parti Socialiste.

Asnières est une ville de 85 000 habitants à quelques minutes de Paris et de La Défense. Découvrez le site de la ville: http://www.ville-asnieressurseine.fr/

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Quelques mots...

Maire d'Asnières-sur-Seine (92),  j'agis au quotidien sur le terrain pour développer de nouvelles solidarités pour toutes les générations. Avec mon équipe, aucun quartier ne sera oublié

J'ai une volonté de transparence. Proche des Asniérois, chaque année, je rendrai compte de mes activités dans chaque quartier. Ce blog s'inscrit dans cette démarche. C'est l'occasion de présenter mes actions, d'apporter macontribution au débat.

Dimanche 27 avril 2008

Ce dimanche 27 avril a eu lieu la cérémonie du souvenir de la déportation. La première cérémonie du souvenir à laquelle j'ai participé en tant que Maire. Pour la première fois depuis très longtemps, l'ensemble des associations d'anciens combattants a participé à la même cérémonie. Cette union, je l'ai souhaitée avec Christian Leblond, maire adjoint aux anciens combattants. Une cérémonie émouvante. J'ai à l'occasion déposé une gerbe avec Christian Leblond au nom du conseil municipal et une autre avec ma grand- tante, Micheline Altman, médaillée de la résistance, ancienne internée. Chevalière de la Légion d'Honneur. Beaucoup d'émotions.

Voici quelques passages du discours que j'ai prononcé:

"Cette année encore, la journée nationale de la déportation nous trouve réunis pour rendre hommage et nous souvenir du martyr des victimes du plus grand crime jamais commis sur notre terre, pour évoquer leur mémoire et faire entendre « le murmure des morts sans voix », selon l’expression de l’historienne Annette WIEVIORKA.

 

Dès janvier 1945, la libération des différents camps de la mort apportait à l’humanité toute entière, terrorisée et effarée, les images insoutenables d’un massacre organisé et systématique de plusieurs millions d’individus au cœur de notre vieux continent dans les pays occupés par l’Allemagne Nazie.

 

Qui parmi nous n’a pas gardé en mémoire ces convois d’êtres humains entassés dans des wagons prévus pour le transport du bétail, ces files de gens apeurés qui n’étaient plus maîtres de leur destin, ces familles que les bourreaux disloquaient avec brutalité, avant de les faire disparaître, de les anéantir ?

 

La « solution finale » minutieusement planifiée dans ses moindres détails, au service d’une idéologie fondée sur la haine raciste, la pureté ethnique et la terreur, nous interroge sur notre civilisation, sur notre condition d’homme.

 

(...) 
 

Les crimes contre l’humanité commencent souvent par la confusion, le mélange, l’amalgame et la volonté de faire porter à un groupe, à une collectivité, la prétendue responsabilité du malheur des autres.

 

Voilà pourquoi, depuis plus de 6 décennies désormais, notre République institua cette journée d’avril pour nous souvenir et pour rappeler à nos concitoyens plus jeunes, ce que fut ce drame, qui en furent les malheureuses victimes et les auteurs ignobles.

 

Face aux fantômes de tous ces innocents, par respect pour tous ceux qui ont vécu l’horreur de la déportation, notre devoir et le seul hommage possible, c’est la mémoire, la vigilance et l’éveil.

 

Ainsi, partout dans le monde, à chaque fois qu’au loin on désigne une communauté humaine ou religieuse comme étant coupable des difficultés que rencontrent une nation ou un peuple,

 

Chaque fois qu’une minorité innocente est stigmatisée,

 

Chaque fois qu’on apprend que des listes de noms d’opposants politiques sont rédigées,

 

Alors, cela doit réveiller les consciences, pour prévenir et éviter que d’autres atrocités ne soient commises.

 

Sachons nous inspirer de l’attitude exemplaire, de la force qui animait toutes celles et ceux, issus de toutes origines, qui durant l’occupation allemande firent tout leur possible pour venir au secours des juifs de France et des enfants en particulier.

 

(...)

 

Aves la Résistance, ces milliers d’actes individuels ont sauvé l’honneur de la France, mis à mal par le gouvernement de Vichy et la collaboration.

 

 

Si notre pays offre depuis maintenant plus de 60 ans le visage d’une République apaisée, où les droits de l’homme sont en principe garantis, l’actualité vient régulièrement témoigner d’événements rappelant que rien dans ce domaine n’est jamais acquis.

 

Discriminations, xénophobie et antisémitisme sont toujours présents.

 

J’en veux pour preuve, la profanation récente de 148 stèles du carré musulman de la nécropole nationale de Notre-dame de Lorette à Ablain-St-Nazaire dans le  Pas-de-Calais, le 6 avril dernier.

 

 

Pensons également à la tragédie qui se déroule depuis des mois au Darfour.

 

La haine, le rejet de l’autre, le repli sur soi, sont autant de reculs et d’atteintes à ce qui est l’âme de notre République.

 

Soyons vigilants, rigoureux et implacables face à toute dérive, toujours disponibles pour rappeler et expliquer.

 

Une société ne se réveille pas du jour au lendemain dans la barbarie, mais si elle s’y est installée, alors le pire est certain.

 

Quelle leçon de courage ont su nous donner ceux qui sont revenus, trop peu nombreux hélas, de Tréblinka, de Dachau, de Bergen-Belsen ou d’Auschwitz en témoignant que l’horreur absolue peut exister, que l’homme dit civilisé est capable de créer des usines à torturer et à anéantir.

 

Mais en même temps, ils nous assuraient aussi que dans l’enfer, ils ont connu des camarades prêts à donner leur vie et à se sacrifier pour que d’autres en réchappent.

 

En cette journée nationale du souvenir et de la déportation, je ne saurais terminer mon propos, sans évoquer la mémoire de Germaine TILLON, figure de la Résistance, déportée à Ravensbrück, qui s’est éteinte samedi dernier.


(...)
 
 

Aujourd’hui, chacun d’entre nous espère naturellement ne plus connaître à nouveau une telle folie et forme le vœu que nos enfants soient, à jamais, préservés d’une telle abomination.

 

Pour que ce vœu ait toutes les chances de s’accomplir, c’est désormais à la jeune génération de reprendre le flambeau, d’entretenir cette mémoire et de se battre pour construire le monde le plus fraternel, le plus humain dont nous rêvons tous.

 

Je souhaite que nos cérémonies soient le plus souvent ouvertes aux jeunes générations en y associant les établissements scolaires.

 

L’avenir appartient à la jeunesse, faisons leur confiance.

 

Elle le mérite et sait qu’elle pourra toujours compter sur notre soutien, aussi souvent que cela sera nécessaire.

par Sébastien Pietrasanta publié dans : Vie municipale à Asnières
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Municipales 2008

Municipales mars 2008.

Candidat aux élections municipales, je souhaite donner un nouvel élan à Asnières au-delà des clivages traditionnels.

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