Quelques mots...
Maire d'Asnières-sur-Seine (92), j'agis au quotidien sur le terrain pour développer de nouvelles solidarités pour toutes les générations. Avec mon équipe, aucun
quartier ne sera oublié.
J'ai une volonté de transparence. Proche des Asniérois, chaque année, je rendrai compte de mes activités dans chaque quartier. Ce blog s'inscrit dans cette démarche. C'est
l'occasion de présenter mes actions, d'apporter macontribution au débat.
Le maire d'Asnières demande d'interdire la vente d'engins pyrotechniques aux particuliers
16/07/2008-[11:24] - AFP
NANTERRE, 16 juil 2008 (AFP) - Le maire PS d’Asnières (Hauts-de-Seine), Sébastien Pietrasanta, a demandé mercredi d’interdire la vente d’engins pyrotechniques aux particuliers après qu’un commissaire de police eut été gravement blessé au cours d’affrontements avec des jeunes dans sa ville.
Dans la nuit de dimanche à lundi, un commissaire de 27 ans a été gravement blessé à un oeil, dont il risque de perdre l’usage, visiblement par le ricochet d’un tir d’engin pyrotechnique alors que des affrontements étaient en cours entre une cinquantaine de jeunes et les forces de l’ordre, selon des sources policières. "Asnières, comme d’autres communes, avait pris un arrêté interdisant l’usage et la vente de pétards à l’occasion de la Fête nationale. Mais à quoi cela sert-il de prendre de telles mesures dans une ville, si les jeunes peuvent acheter ailleurs ces engins devenus de véritables armes par destination’", se demande le maire socialiste dans un communiqué. M. Pietrasanta veut saisir le gouvernement, et plus particulièrement le ministère de l’Intérieur, pour que des "mesures d’interdiction de vente d’engins pyrotechniques au public non professionnel" soient prises. Mardi, le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’une réflexion serait engagée sur un durcissement de la législation relative à la vente de matériels pyrotechniques.
Asnières sur scène
Entre apaisement et règlements de comptes
Première décision au matin de sa victoire aux élections municipales : s’acheter des costumes et des cravates ! Car, du
jour au lendemain, Sébastien Pietrasanta, 30 ans, conseiller régional (PS), s’est retrouvé à la tête d’une des villes les plus importantes des Hauts-de-Seine : Asnières et ses 83 300
habitants, fief depuis 1999 d’un proche de Nicolas Sarkozy, député UMP et désormais ancien maire, Manuel Aeschlimann. Celui-ci, affaibli par des querelles internes à sa majorité, pâtissant d’une
image sulfureuse, a mis genou à terre le 16 mars, au second tour des élections municipales.
Le jeune et nouveau maire socialiste veut faire d’Asnières « une ville enfin apaisée et transparente ». Y parviendra-t-il dans un contexte
financier difficile alors que l’opposition de droite, Manuel Aeschlimann en tête, rend coup pour coup lors de conseils municipaux houleux ? C’est de bonne guerre, mais en prenant possession
du bureau du maire après son élection, Sébastien Pietrasanta a trouvé les armoires vides et les ordinateurs nettoyés. Manuel Aeschlimann n’avait laissé qu’un cactus dans la pièce en signe de
« bienvenue » et surtout en avertissement des luttes à venir. Car le maire, proche de Julien Dray au parti socialiste, entend exercer son droit d’inventaire.
Dès sa prise de pouvoir, jugeant la situation financière d’Asnières « catastrophique avec une dette énorme de 200 millions d’euros », il a commandé un audit sur la gestion de son
prédécesseur. Sébastien Pietrasanta a immédiatement réduit les frais d’avocat de 250 000 euros – l’ancien maire avait engagé de multiples procédures judiciaires contre ses détracteurs -,
taillé dans les frais de communication, de réception, de carburant…
Le 26 mai, lors de l’examen des comptes 2007, la tension avec l’opposition est montée d’un cran. Le nouveau maire a dévoilé des factures de stylos de luxe à 400 euros pièce, de jeux d’échecs, de
dictionnaires achetés par son prédécesseur. « Si les dossiers disparaissent des placards, les factures, elles restent », avait glissé Sébastien Pietrasanta au soir de ce conseil
municipal. « Ce sont des règlements de compte, s’indigne Manuel Aeschlimann. Ces stylos, ces jeux, ces livres étaient des cadeaux faits aux associations ou aux enfants accidentés. Insinuer
qu’ils étaient pour mon usage personnel est honteux. »
Les centres de
loisirs ouverts plus tard le soir, la police municipale réorientée vers des missions de proximité et le programme de vidéosurveillance revu à la baisse, les marges de manœuvre du maire PS sont
toutefois réduites même si des financements Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) sont attendus pour les quartiers sensibles situés au nord de la commune.
Devra-t-il augmenter les impôts des Asniérois ?
« A partir de cet audit publié en septembre, nous prendrons les décisions qu’il faut. Nous trouverons des financements. Je veux mettre en œuvre notre
programme. Il faut créer davantage d’équipements publics, de crèches et d’écoles, car nous sommes à un point de saturation », affirme le nouveau maire. La ville est prise d’assaut par
les Franciliens en quête de logements : en neuf ans, Asnières a gagné 7 000 habitants.
Jean-Pierre Dubois
Règlements de compte à Asnières
Trois mois après les municipales, les ancien et nouveau maires échangent encore des coups à Asnières. Manuel Aeschlimann contre Sébastien Pietrasanta. Ce dernier, élu maire en mars dernier à la
tête d'une coalition singulière PS-Modem-Divers droite, a entrepris d'éplucher les comptes de son prédécesseur, dans lesquels on trouve par exemple l'achat de "stylos de grandes marques en
Suisse".
Il y a de la colère à Asnières. Des règlements de comptes et des envies de revanche. Trois mois après son séisme municipal, la quatrième ville des Hauts-de-Seine (83 000 habitants) semble
toujours en campagne électorale. En mars dernier, contre toute attente, une singulière coalition PS-MoDem-divers droite a renversé un ami de Nicolas Sarkozy: le député-maire UMP sortant, Manuel
Aeschlimann (43 ans).
Devenu chef de l'opposition, il guette le moindre faux pas de ses tombeurs. En face, le nouveau maire socialiste, Sébastien Pietrasanta (30 ans), flanqué de sa première adjointe Josiane Fischer
(DVD) et de son deuxième adjoint Christian Leblond (Modem), entend "restaurer le climat démocratique" dans la commune. Pour commencer, il a décidé d'éplucher les comptes de son
prédécesseur, lors d'un conseil municipal tendu, le 29 mai. "Un procès stalinien !", peste Aeschlimann, qui se pose en victime et dénonce des "procédés vils, salaces,
nauséabonds".
"Du haut de leur tribune, ils se sont pris pour des juges, ajoute-t-il. Ils s'acharnent contre moi, fouillent les poubelles, passent plus de temps à m'attaquer qu'à essayer de tenir leurs
promesses." De son côté, Pietrasanta - un proche de Julien Dray - raconte: "On a découvert quelques factures intéressantes, qui montrent comment le couple Aeschlimann [Marie-Dominique
était adjointe] a fait d'Asnières sa propriété. On est comptable des deniers publics."
401 134 euros d'affranchissements
Et l'édile d'énumérer les "dépenses inutiles pour les Asniérois": 450.000 euros d'honoraires d'avocat ou d'huissiers, 420 000 euros de frais de fêtes et de cérémonies, 401 134 euros
d'affranchissements... Puis il entre dans le détail : achat de "stylos de grandes marques en Suisse" (205 et 400 euros), de jeux d'échecs "laqué bleu" (440euros), de logiciels
d'échecs, de jouets, DVD, livres pour enfants, pots de gouache... "Ils ont même facturé six litres d'huile de tournesol et cinq kilos de riz basmati", soupire Pietrasanta, qui rappelle
que la chambre régionale des comptes avait sévèrement épinglé - en décembre 2007 - la gestion municipale, pointant notamment l'utilisation abusive des voitures de fonction avec chauffeur et
l'endettement de la ville (200 millions d'euros).
Aeschlimann se défend en expliquant que les livres pour enfants ont été offerts à un bambin "accidenté devant la mairie". Le stylo suisse, lui, a servi à rémunérer un journaliste,
organisateur bénévole de la journée du livre d'Asnières. Vu la polémique, le journaliste a renvoyé le stylo. L'ex-maire déchu contre-attaque: "Pietrasanta utilise une voiture de la ville,
avec chauffeur, pour s'acheter ses costumes Quai des marques." Et il déplore des "brimades envers le personnel communal", des "mises au placard", une "ambiance de mort
à la mairie".
"Je ne ferai pas de chasse aux sorcières, rétorque Pietrasanta. Le personnel se sent libéré, les langues se délient." Le jour de la passation de pouvoirs, le 22 mars, Aeschlimann a
félicité le vainqueur, en précisant: "Les bureaux sont rangés." "Effectivement, ils ont tout vidé, y compris les disques durs." La nouvelle équipe a pris sans attendre des "mesures
symboliques". Elle organise désormais un conseil municipal par mois - retransmis en direct sur Internet -, contre quatre par an sous la précédente mandature. Elle crée des commissions
d'attribution pour les places en crèche, les logements sociaux ou maisons de retraite.
Tous les vendredis, le jeune maire fait des "visites de quartiers surprises", avec ses adjoints à la sécurité et à la propreté, afin de recueillir les doléances des habitants. "On a
mis des fleurs et des bancs, déplacé une canisette. Et enlevé une soixantaine de voitures-épaves."
Aeschlimann, lui, affirme que "le désenchantement est déjà là. Malgré la solidarité de façade, les premiers signes de discorde apparaissent. Un jour ou l'autre, ça explosera, c'est inévitable
!". Réponse de Pietrasanta: "Pour l'instant, tout se passe bien dans la majorité. On n'échappera pas à des débats houleux. Sur le service minimum, par exemple, on a eu une discussion.
Mais on est d'accord pour construire des logements sociaux, pour assainir les finances... Surtout, on veut tous tourner la page Aeschlimann."
Bertrand GRECO
Première heure – IDF
24 juin 2008
4 000 voitures électriques en libre service fin 2009
Auto lib’ : Asnières dans la roue de Delanoë
Bertrand Delanoë a annoncé le lancement d’Autolib’ d’ici la fin 2009. Le projet repose sur la mise en service de 4.000 voitures électriques en libre service à Paris et dans l’agglomération parisienne. 2000 seront accessibles dans la capitale et 2000 dans les villes de banlieue. Pour cela, le Maire de Paris propose la création d’un syndicat intercommunal qui sera chargé de la gestion de ce nouveau système de déplacement écologique. Sa première mission sera de lancer un appel d’offre. De suite, le nouveau maire PS d’Asnières, Sébastien PIETRASANTA, a apporté son soutien à l’initiative de son collègue parisien et annonce que sa ville va étudier le projet « avec la plus grande attention afin d’adhérer à ce syndicat ». « Si le système apporte la fiabilité nécessaire, Asnières se portera candidate à l’installation d’une ou plusieurs stations de véhicules sur son territoire » a déclaré M. PIETRASANTA qui a ajouté : « ne refaisons pas la même erreur que pour le Vélib’ dont l’extension aux villes de banlieue a été rendue impossible pour une question d’appel d’offre. La coopération intercommunale semble la meilleure approche ». Le maire d’Asnières prendra très rapidement contact avec la Mairie de Paris « pour avancer sur ce projet ».
Asnières: Aeschlimann débouté
Source : AFP 23/06/2008 | Mise à jour : 18:49 | .
Le tribunal correctionnel de Paris a débouté l'ancien maire UMP d'Asnières (Hauts-de-Seine), Manuel Aeschlimann, qui poursuivait en diffamation Jean-Jacques Semoun, alors conseiller municipal
d'opposition, a-t-on appris aujourd'hui auprès du TGI. Député des Hauts-de-Seine, proche de Nicolas Sarkozy, Manuel Aeschlimann attaquait un éditorial de M. Semoun publié sur son site internet
www.asnieres-news.com le 19 décembre 2005.
Dans ce texte, M. Semoun accusait entre autres l'ancien maire de soutenir le régime iranien, de museler son équipe municipale, "réduite au silence absolu" et de "noyauter une mission d'enquête
municipale". Dans une décision rendue vendredi, la 17e chambre du tribunal correctionnel a estimé que les propos poursuivis n'étaient "pas suffisamment précis" et ne pouvaient "faire aisément
l'objet d'un débat dans une enceinte judiciaire". Pour ce qui est de la majorité municipale qui serait réduite au silence, cela relève plus du "commentaire politique" que d'autre chose, ont
relevé les juges.
Reportage sur France 3 Ile de France du 14 juin 2008:
http://jt.france3.fr/regions/popup-test.php?id=b92a_1214part1&video_number=0
Dépêche AFP du 14 juin 2008:
Inauguration de deux nouvelles stations sur la ligne 13 du métro parisien
NANTERRE (AFP) — Les deux nouvelles stations de la ligne 13 du métro parisien, Les Agnettes et les Courtilles, 299e et 300e du réseau, qui desserviront Asnières-sur-Seine et Gennevilliers (Hauts-de-Seine), ont été inaugurées samedi.
"Les Asniérois attendent ces stations depuis le prolongement de la ligne 13 en 1980, cela va désenclaver les quartiers nord de la ville", s'est réjoui Sébastien Pietrasanta, maire (PS) d'Asnières-sur-Seine.
"Ce prolongement va faire gagner beaucoup de temps matin et soir aux habitants, et va permettre un développement économique", a ajouté Jacques Bourgoin, maire (PCF) de Gennevilliers.
D'après la RATP, 6.000 nouveaux voyageurs utiliseront le prolongement de la ligne à l'heure de pointe du matin. La régie a ajouté deux trains sur la ligne, et réduira l'intervalle entre deux métros à l'heure de pointe, de 100 secondes actuellement, à 90 secondes fin 2011, a-t-elle assuré.
La ligne 13 est la plus difficile du métro parisien, avec une densité de plus de quatre personnes au m2 et un taux de charge de 116% aux heures de pointe, avaient rappelé lundi les deux maires.
La CGT, qui a manifesté samedi devant la station Les Agnettes, a suggéré le dédoublement de la ligne. "Il s'agit de creuser un tunnel en parallèle, jusqu'à Saint-Lazare", a expliqué Serge Médard, de la CGT RATP.
D'après le syndicat, cela pourrait être réalisé en cinq ans et il s'agirait de "la solution la moins coûteuse: 600 millions d'euros".
La ligne 13, empruntée chaque jour par environ 550.000 personnes, traverse Paris du sud (Malakoff-Châtillon) au nord, où elle se scinde en deux tronçons, vers Asnières et Gennevilliers ou vers Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
La ligne 13 de la RATP s’ouvre à 40 000 franciliens
Les deux stations qui ouvrent demain sur la ligne 13 du métro parisien étaient attendues par les habitants d’Asnières-sur-Seine et Gennevilliers. Les usagers craignent une détérioration des conditions de transport.
L’ouverture, demain, de deux nouvelles stations sur la branche nord-ouest de la ligne 13 du métro parisien concerne pas moins de 40 000 habitants d’Asnières-sur-Seine et de Gennevilliers, dans un « désert ferroviaire » entre les lignes de trains de banlieue de Paris-St Lazare et du RER C. « C’est un combat que nous menions depuis vingt ans », se félicite le maire PCF de Gennevilliers, Jacques Bourgoin, dont la ville est désormais à vingt-cinq minutes du centre de Paris. Le prolongement de 1,88 kilomètres de la ligne et la construction des deux stations, Asnières-Gennevilliers Les Agnettes et Asnières-Gennevilliers Les Courtilles, représentent 158 millions d’euros apportés essentiellement par la région Ile-de-France (65 millions d’euros), l’Etat (39 millions d’euros), le conseil général des Hauts-de-Seine (28 millions d’euros) et la RATP (26 millions d’euros prêtés par la région). S’y ajoutent 13 millions d’euros pour le matériel roulant. Prévu, le prolongement vers le port de Gennevilliers ne sera décidé que lorsqu’il sera financé.
Surchargée
Pour l’heure, ce sont les 23 000 voyageurs attendus chaque jour sur ce nouveau tronçon qui inquiètent les usagers de la ligne. Surchargée, elle enregistre de nombreux incidents d’exploitation qui ne pourront pas être résolus sans de très importants travaux. Ils demanderont, une fois les financements trouvés, une dizaine d’années. « Il faut des mesures d’accompagnement », insiste le maire socialiste d’Asnières-sur-Seine, Sébastien Pietrasanta. Devant l’ampleur du défi, ce dernier ne peut que se satisfaire des mesures d’urgence annoncées par le Syndicat des transports d’Ile-de-France (réduction de l’intervalle entre les trains, élargissement des plages horaires des services de pointe, etc . ) en attendant 2012 avec la mise en service du système de contrôle des trains Ouragan qui devait permettre d’accroître le trafic.
En attendant, le maire d’Asnières-sur-Seine se veut rassurant en estimant que l’ouverture des deux stations n’apportera réellement que 3000 à 6000 usagers en plus sur les tronçons existants. Les 23 000 voyageurs attendus dans les deux nouvelles stations ne vont pas tous parcourir toute le ligne et, surtout, un certain nombre d’entre eux l’empruntent déjà en ralliant l’actuel terminus par d’autres moyens.
Dominique MALECOT
Avec le Maire de Gennevilliers, je me mobilise à quelques jours de l'ouverture des deux nouvelles stations de métro sur la ligne 13 en faveur de l'amélioration des conditions des voyageurs. Voici une vidéo et des articles de presse relatant cette mobilisation:
- un reportage sur la chaîne de la TNT CAP 24: http://www.cap24.com/emission.php?id_video=409
- un article dans le journal métro du 10 juin 2008:
"Les élus locaux dont les communes sont traversées par la 13 sont impatients. Et pour le faire savoir, plusieurs d’entre eux ont organisé des réunions près des gares. Jacques Bougoin, maire (PCF) de Gennevilliers, et Sébastien Pietrasanta, maire (PS) d’Asnières, se sont retrouvés à l’intérieur de la station Gabriel-Péri “en ce moment historique pour la ligne 13, son prolongement à Asnières”.
L’inauguration de deux nouvelles stations (Les Agnettes et Les Courtilles), samedi, c’est, selon Jacques Bourgoin, “un combat mené par l’ensemble de la population depuis 1980”. Mais la présence des deux édiles visait surtout à rappeler “l’état catastrophique du trafic, avec une utilisation de la 13 qui est de 116%”, et de réclamer des mesures d’urgence “à très court terme”.
“Rien avant trente ans”
“Nous ne voulons pas de
palliatif, poursuit Sébastien Pietrasanta. Le Stif (autorité organisatrice des transports, ndlr) a annoncé pour la rentrée l’augmentation de la fréquence, avec 100 métros au lieu de 95, ce qui
reste insuffisant. Il y a aussi la promesse d’avoir le même nombre de rames vers Asnières et vers Saint-Denis.” Mais pour ces élus, sans aide du gouvernement, “il n’y aura rien avant trente
ans”.
Une position partagée par Gilles Catoire, maire (PS) de Clichy, qui s’est installé hier devant la station Mairie-de-Clichy afin de promouvoir sa pétition auprès des usagers. Selon Alain Fournier, adjoint à l’environnement, le texte réclame “à court terme un renforcement des bus rejoignant Paris, à moyen terme le prolongement de la ligne 14 entre Saint-Lazare, Batignolles, Mairie-de-Saint-Ouen et Mairie-de-Clichy, et à long terme, la création d’Arc Express, le métro en rocade passant par Clichy”.
Des projets à plusieurs milliards d’euros qui n’existeront pas sans l’intervention de l’Etat. "
Ile-de-France. Ligne 13: des maires de Gennevilliers et d’Asnières demandent à l'Etat de s'engager
Les maires de Gennevilliers (PCF) et d'Asnières (PS) ont demandé le 9 juin à l'Etat de s'engager pour améliorer la ligne 13 du métro parisien,
"cauchemar" des voyageurs, alors que deux nouvelles stations doivent être inaugurées le 14 juin dans leurs villes.
Engorgée et lente, victime d'incidents techniques à répétition, la ligne 13 est la plus difficile du métro parisien, avec une densité de plus de 4 personnes au m2 et un taux de charge de 116% aux
heures de pointe, ont rappelé les deux maires, Sébastien Pietrasanta (Asnières, PS) et Jacques Bourgoin (Gennevilliers, PCF).
Tout en se félicitant de l'ouverture de deux nouvelles stations le 14 juin dans leurs villes, "moment historique" selon eux, ils ont réclamé dans une déclaration commune "un plan d'investissement
massif" de la part du gouvernement, permettant de dédoubler la ligne 13 et/ou de prolonger la ligne 14".
Parmi les mesures à l'étude du Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) et de la RATP, le prolongement de la ligne automatique 14, qui créerait des correspondances avec la ligne 13,
permettrait de désengorger cette dernière.
Les deux élus se sont toutefois félicités des récentes mesures annoncées par la RATP, notamment l'installation dans 12 stations de portes palières sur la ligne 13 (prévue pour fin 2011), un
intervalle minimum entre chaque rame réduit de 100 à 95 secondes dès la rentrée prochaine et un renforcement du réseau de bus.
Dans la ville voisine de Clichy-la-Garenne, où passe aussi la ligne 13, le maire PS Gilles Catoire a pour sa part annoncé une journée de mobilisation vendredi, veille de l'inauguration des deux
nouvelles stations de métro.
"Je comprends la joie de mes voisins (d'Asnières et Gennevilliers, ndlr), mais ces nouvelles stations vont apporter entre 3.000 et 5.000 usagers supplémentaires", s'est-il inquiété.
La ligne 13, empruntée chaque jour par environ 550.000 personnes, traverse Paris du sud (Malakoff-Châtillon) au nord, où elle se scinde en deux tronçons, vers Asnières et Gennevilliers ou vers
Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
La vraie révolution
a lieu sous terre mais en surface les choses changent aussi. Le président du Conseil Général des Hts de Seine et les élus d’Asnières étaient hier matin en repérage à la nouvelle station des
Agnettes à Asnières, qui prolongera la ligne 13 et qui ouvrira le dimanche 15 juin. Patrick Devedjian s’était en fait déplacé pour visiter la fin de chantier de la D19, cette départementale
située au-dessus du prolongement du métro. L’élu a remonté le boulevard jusqu’à la station des Courtilles à Gennevilliers. Et pour cause : le conseil général a financé entièrement les
travaux de la D19 à hauteur de 17 millions d’euros. « Il s’agit d’un projet couteux et d’un réaménagement complet de la voirie. A l’arrivée, tout ça doit permettre de désenclaver les
quartiers un laissés à eux-mêmes », a souligné le patron UMP du département. Parmi les nouveaux aménagements, la réalisation d’une piste cyclable « écologique » de 1800 m sur
chaque trottoir, conçue en Végécol, un procédé 100% naturel et végétal. Mais aussi les aménagements pour personnes à mobilité réduite ou encore les feux tricolores adaptés aux personnes
malvoyantes grâce à l’émission d’un signal sonore. Au total, 1200 arbres et arbustes ont été plantés tout au long du boulevard et le niveau sonore enregistré sur le revêtement au passage des
voitures a été diminué de 50 %.
Le triumvirat d’Asnières à vélo.
Tout un symbole hier à Asnières : Sébastien PIETRASANTA (à g.), le maire (PS) d’Asnières, accompagné de ses adjoints Josiane FISCHER (DVD) et Christian LEBLOND (MoDem) est arrivé hier à vélo
à la visite du chantier de la D19. Forcément, le maire d’Asnières était donc le mieux placé pour cette remarque de bon sens : « C’est bien de faire des pistes cyclables. Mais il faudra
penser à faire mettre un parc à vélos devant la gare… »
Matthieu PELLOLI




Municipales mars 2008.