Quelques mots...
Maire d'Asnières-sur-Seine (92), j'agis au quotidien sur le terrain pour développer de nouvelles solidarités pour toutes les générations. Avec mon équipe, aucun
quartier ne sera oublié.
J'ai une volonté de transparence. Proche des Asniérois, chaque année, je rendrai compte de mes activités dans chaque quartier. Ce blog s'inscrit dans cette démarche. C'est
l'occasion de présenter mes actions, d'apporter macontribution au débat.
Je me suis rendu à la fête de la Rose de Melle le 24 août dernier. Par amitié pour Delphine Batho, la nouvelle député de la circonscription que je connais depuis de nombreuses années et avec qui j'ai beaucoup milité. Par fidélité surtout à mes idées...et à Ségolène Royal.
Je ne suis pas un godillot et je ne crois ni en l'homme ou en la femme providentielle. Je sais être critique parfois par rapport à la méthode et à certaines idées. Mais je ne suis pas de ceux qui une fois l'élection présidentielle passée ont flingué notre candidate. Je n'oublie pas qu'elle a réuni sous son nom 17 millions d'électeurs, que les quartiers populaires, la jeunesse de ce pays se sont mobilisés comme jamais.
Bien sûr qu'il y a eu des erreurs, de l'improvisation. Ségolène Royal en est certainement responsable en partie. Mais le parti a aussi une lourde responsabilité. Impréparation et divisions au sommet ont handicapé la campagne électorale socialiste.
Aujourd'hui, croire ou parier que nous ne pourrons rénover, reconstruire même, le Parti Socialiste sans Ségolène Royal est une lourde erreur. Elle incarne justement l'avenir de ce parti. Avec la campagne présidentielle, elle a su révolutionner la méthode, faire émerger une nouvelle génération, rénover les idées. Nous devons poursuivre ce travail. C'est le sens de ma venue à Melle.
A Melle, l'organisation de la fête de la Rose avec l'organisation d'un débat participatif avec des grands témoins: des élus nationaux, locaux, des responsables associatifs a permis d'aborder de nombreux thèmes souvent oubliés durant la campagne: santé, culture, quartier,...Jean-Pierre Mignard, célebre avocat est revenu sur la question de la libération des infirmières bulgares. Si nous reconnaissons qu'il fallait tout mettre en oeuvre pour libérer les infirmières et le médecin, il est indéniable que l'affichage de Sarkozy aux côtés du dictateur Khadafi est une lourde faute politique.
Ensuite Ségolène Royal est interevenue dans un long discours. Je ne vais pas ici retracer ce qu'elle a dit. La presse en a déjà fait de nombreux compte-rendus...parfois déformés... J'ai particulièrement été marqué par son dynamisme, sa volonté de construire un parti socialiste dynamique et ouvert.
Elle a lancé de nouvelles pistes de réflexion et notamment sur la question du marché et de l'individu et a fini en parlant d'éthique de la responsabilité...ce qui fait particulièrement écho à Asnières et dans les Hauts-de-Seine.
Il est maintenant essentiel que le Parti Socialiste tire collectivement les leçons de la présidentielle et se mette au travail autour de son premier secrétaire et de Ségolène Royal pour rénover profondément nos idées. Celles-ci devront rester ancrées à gauche mais nous ne devrons pas non plus avoir de tabou. Nous devrons aussi rajeunir et renouveler.
Je reprends mon clavier le temps de vous livrer quelques réflexions estivales sur le Parti Socialiste. Je me suis demandé si un article sur ma vision du tour de France n'aurait pas été un peu plus apprécié !... Mais je ne suis pas vraiment un spécialiste ni du vélo ni du dopage...
Près de 3 mois après la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, j'avais envie de livrer quelques analyses personnelles sur la situation du Parti Socialiste.
Comme beaucoup d'électeurs ou de militants socialistes, je sens un certain découragement vis-à-vis de la direction du Parti Socialiste. Je ne suis pas certain que le processus de rénovation engagée par le Parti Socialiste soit à la hauteur de la nouvelle donne politique.
Organiser trois forums thématiques et faire une commission de la rénovation sans qu'il n'y ait de vote des militants ne permettra pas la profonde rénovation idéologique et organisationnelle indispensable.
Il faut savoir analyser notre défaite présidentielle avec lucidité. Ce travail de fond doit se faire sans aucun tabou ni concession. Arrêtons les pseudo-analyses puériles sur la campagne présidentielle "imperdable". C'est choquant si l'on considère que c'est la seule personnalité de Ségolène Royal qui a fait perdre la gauche alors même qu'elle a rassemblé 17 millions de personnes sur son nom, qu'elle a rassemblé une gauche déchirée par le référendum sur l'Europe. Ségolène Royal a certainement une part de responsabilité et il faudra aussi le dire. Mais dire que la campagne était imperdable, c'est considérer que N. Sarkozy, qui a fait l'union de la droite, était un adversaire de second rang...
Le Parti Socialiste doit analyser les causes de sa défaite pour construire son avenir. Il faudra certainement tirer les conséquences d'une désignation trop tardive et trop violente de notre candidate. Le débat interne, même s'il a montré une vitalité démocratique du parti, a permis à la droite de creuser le sillon de l'incompétence présumé de notre candidate déjà bien travaillé par certains socialistes...
Il faudra aussi s'interroger sur les insuffisances du projet socialiste. Durant la campagne présidentielle, le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal aura permis d'améliorer le projet mais il n'a pas été suffisant pour convaincre notamment sur les questions sociales et économiques.
Si le Parti Socialiste veut gagner, il doit être en capacité de montrer qu'il ne fait plus de l'accompagnement social du libéralisme. Le Parti Socialiste doit rompre avec l'assistanat et créer au contraire de nouvelles solidarités. Concrètement, les étudiants qui recevront une allocation autonomie devront en contrepartie assurer des séances de soutien scolaire pour les plus jeunes. Les Français ne veulent plus de "y a qu'à faut qu'on". Nous ne pouvons pas multiplier les aides sociales sans créer de nouvelles richesses.
Le Parti Socialiste pour qu'il redevienne crédible devra aller jusqu'au bout de ces réflexions. Nous devons aujourd'hui montrer que nous sommes à la tâche et non pas dans les réglements de compte. Je ne supporte plus les attaques personnelles et les petites phrases. Je ne veux pas faire haro sur les éléphants du parti. L'expérience de chacun est important mais les responsables du parti devront favoriser une refondation idéologique et organisationnelle. Je ne souhaite pas que les jeunes lions soient sacralisés mais il est vrai qu'une nouvelle génération d'élus et de responsables doit prendre sa place au Parti Socialiste.
Faire la rénovation jusqu'au bout, construire un véritable programme et construire une stratégie d'union , voilà ce qui doit occuper toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la gauche.
Je suis élu et candidat du Parti Socialiste. Je suis aussi un responsable départemental et un simple militant. Je ne peux supporter le jeu de massacre qui s'opère au sein du Parti Socialiste. C'est injuste, indigne et indécent. J'en appelle au calme et à la responsabilité de chacun.
Je n'aime pas ici commenter les débats internes de mon parti auquel j'ai adhéré à 16 ans en janvier 1994. J'aime mon parti avec ses qualités et avec ses défauts. J'aime la camaraderie militante, cette ferveur, cet idéal qui nous rassemble. Mais je ne supporte plus le combat des chefs. Déclarer la guerre intestine un dimanche soir de défaite à 20H10 est proprement scandaleux. On oublie que nous avons une certaine responsabilité vis-à-vis de nos électeurs et j'ose le dire surtout vis-à-vis de la France.
Arrêtons de nous regarder le nombril. Occupons-nous des élections législatives. Nous pouvons les gagner à condition que nous sachions nous rassembler. Nous avons plus que jamais un devoir de victoire.
Ce n'est pas le moment d'avoir ni des regrets ni des remords: nous devons aller de l'avant !
Ségolène Royal a été portée par une ferveur populaire. Elle était là à chaque meeting plein à craquer, elle était là à Charlety. Elle était là aussi le 6 mai au soir, malgré la défaite. Malgré les trahisons dans nos propres camps, malgré la machine médiatico-financière de l'UMP, malgré aussi la pression sondagière.
Cette dynamique n'a pas suffit. Il faudra s'interroger le moment venu. Mais ne la cassons pas. Une victoire électorale n'est jamais gagnée d'avance. Une défaite n'est jamais non plus perdue d'avance. Ce qui est sûr, c'est que les petites phrases, les luttes intestines, les trahisons font perdre. Alors arrêtons !
Soyons à l'écoute des citoyens. Précisons notre projet. Clarifions. Merci aux tenors du Parti Socialiste de montrer la voie. Merci pour les Français, le peuple de gauche et les militants socialistes.
J'en appelle au calme, au renouveau et au renouvellement générationnel.




Municipales mars 2008.