Quelques mots...
Maire d'Asnières-sur-Seine (92), j'agis au quotidien sur le terrain pour développer de nouvelles solidarités pour toutes les générations. Avec mon équipe, aucun
quartier ne sera oublié.
J'ai une volonté de transparence. Proche des Asniérois, chaque année, je rendrai compte de mes activités dans chaque quartier. Ce blog s'inscrit dans cette démarche. C'est
l'occasion de présenter mes actions, d'apporter macontribution au débat.
Le prochain conseil municipal avec les nouveaux élus aura lieu samedi à 10H en mairie. L'entrée est libre. A cette occasion, le nouveau conseil élira un nouveau maire et l'équipe
des adjoints.
A ma demande, le conseil sera retransmis en direct sur le site internet de la ville. Un écran sera installé dans la salle des mariages pour la foule.
Le trio vainqueur des élections municipales, Sébastien
Pietrasanta, Josiane Fischer et Christian Leblond, prend ses marques après la victoire.
«ON PREND nos marques et dès samedi on se met au travail. » Sébastien Pietrasanta, le vainqueur socialiste d'Asnières, et ses deux futurs adjoints, la divers droite Josiane Fischer et
le MoDem Christian Leblond, le répètent à l'envi : leur alliance inédite peut et va tenir. Quelques heures plus tôt, Manuel Aeschlimann, le maire UMP défait, leur donnait six mois avant de se
déchirer.
Hier peu avant 14 heures, solennel et ému, Sébastien Pietrasanta gravit les marches de l'imposant hôtel de ville pour rencontrer son ancien adversaire. Le tapis rouge
prend des airs de festival cannois. Il salue le personnel, s'enferme vingt minutes avec son prédécesseur et embraye sur un entretien avec le directeur général des services.
La soirée de dimanche brille encore dans les yeux des vainqueurs : ses cris de joie, ses embrassades, ses centaines de partisans sous les ors de la mairie. « C'était fabuleux, tellement intense.
On s'est pris pour les Rolling Stones », lance Josiane Fischer. Christian Leblond sort de la réserve qui le caractérise : « Nous n'avions plus les pieds qui touchaient terre... » « Et cela ne
nous a pas déplu », jubile Sébastien Pietrasanta.
D'ici au conseil d'installation, samedi matin, le tombeur de Manuel Aeschlimann doit organiser son équipe, rencontrer les élus... Confirmant que maire d'Asnières est « un boulot à plein temps », Sébastien Pietrasanta a pris les
devants. Prof d'histoire dans un lycée de Clichy, ce trentenaire a obtenu une mise en disponibilité immédiate. Le temps d'avaler un jus de fraise, la boisson qui lui « a porté chance », l'homme pressé a un
dernier rendez-vous qu'il ne veut pas sécher. « J'ai un conseil de classe ce soir (hier). Pas question de le rater », précise-t-il.
Ambiance fin de règne
Un peu plus loin, la mairie est quasi silencieuse. Ambiance fin de règne. « Le ménage a commencé, glisse Josiane Fischer. J'ai vu des cartons sortir ! Après tout, c'est normal, on fait de la
place. » Encore maire pour quelques jours, Manuel Aeschlimann affiche une sérénité crispée. « J'encaisse, lâche-t-il. J'ai passé la soirée à consoler les militants et les élus. On veillera à ce
que le personnel communal soit bien traité... » En face, le trio victorieux l'assure, il y aura du changement, comme trois fois plus de conseils municipaux dans l'année, mais pas de chasse aux
sorcières.
Olivier Bureau
Le Parisien.fr met en ligne ce 18 mars une vidéo sur Asnières. Asnières, l'ouverture à la mode socialiste commence.
A voir...sur le site du Parisien.
A Asnières, une alliance inédite a fait chuter Aeschlimann
A 30 ans, il est désormais le plus jeune maire des Hauts-de-Seine. En emportant Asnières avec 52 % des voix, le socialiste Sébastien Pietrasanta a surtout fait chuter un bastion de l'UMP, détenu par un proche de Nicolas Sarkozy, Manuel Aeschlimann. « La droite tenait la ville depuis 1958 ! », se plaisait à rappeler, hier, le futur maire. Pour parvenir à cet exploit, Pietrasanta aura réussi un joli tour en ralliant à ses côtés les têtes de liste MoDem et divers droite entre les deux tours. « Ce rassemblement avait été mûri en novembre dernier », confiait-il hier. Manuel Aeschlimann, pourtant féru d'études et d'enquêtes en tous genres, n'y croyait pas. « Un électeur divers droite ne votera pas PS », affirmait-il la semaine dernière. Raté.
20 Minutes, éditions du 18/03/2008 - 06h53
Le socialiste Sébastien Pietrasanta, 30 ans, va devenir le plus jeune maire des Hauts-de-Seine, à Asnières, où il a fait tomber le sortant UMP Manuel Aeschlimann à la tête d'une coalition atypique regroupant le PS, le MoDem et des opposants de droite.
Proche de Julien Dray, il renvoie dans l'opposition un ami de Nicolas Sarkozy, qui était maire depuis 1999 mais dont la gestion était très contestée dans cette ville d'environ 80.000 habitants, depuis des décennies à droite.
Il l'a emporté avec 51,87% des suffrages exprimés, contre 48,13% pour son adversaire.
Pour parvenir à cette victoire, ce natif d'Asnières n'aura pas hésité à faire alliance entre les deux tours avec les candidats MoDem et divers-droite, qui deviendront ses adjoints.
Militant depuis son adolescence, au syndicat lycéen Fidl, à SOS Racisme et au PS, Sébastien Pietrasanta est professeur d'histoire-géographie dans un lycée professionnel de Clichy-la-Garenne, ville voisine d'Asnières.
Elu depuis 2004 au conseil régional d'Ile-de-France, il y dispose de deux commissions: "Démocratie régionale et jeunesse" et "Politique de la ville et sécurité".
Passionné par l'histoire des années 30 et la Seconde guerre mondiale, il est titulaire d'un doctorat en histoire contemporaine.
Merci à toutes et à tous. Près de 52% des électeurs m'ont fait confiance pour être le Maire de tous les Asniérois.
Une nouvelle page de l'histoire d'Asnières va s'écrire. Comme je l'ai dit aux Asniérois ce soir, ils ont fait d'Asnières leur propriété, nous ferons d'Asnières notre priorité.
Ce soir l'école Fontaine était comble: plus de 600 Asniéroises et Asniérois avaient fait le déplacement pour soutenir notre liste LE GRAND RASSEMBLEMENT POUR ASNIERES. Une ambiance
enthousiaste, une dynamique palpable, bref des moments inoubliables qui marqueront cette fin de campagne municipale. Séverine Tessier de' l'Association ANTICOR avait rejoint sur notre
estrade mes colistiers Josiane Fischer et Christian Leblond, sans oublier Laurence Lenoir (candidate PS aux Cantonales) et Pierre-Nicolas Burel (responsable du MoDem d'Asnières). La
victoire est toute proche mais la mobilisation ne doit pas faiblir. A dimanche!
Sébastien Pietrasanta
Campagne du
second tour : à chacun son style
ENTRE opérations médiatiques et travail de terrain, Manuel Aeschlimann, le maire sortant UMP, affronte l’inédit trio PS-Divers droite-MoDem, emmené par le socialiste
Sébastien Pietrasanta. A J - 3, retour sur une véritable partie de pêche à l’électeur.
Manuel Aeschlimann devant les caméras. Un drapeau « Ensemble faisons gagner Asnières » claque devant la gare. Manuel Aeschlimann s’est livré, hier, à une véritable opération
séduction, soutenu par une vingtaine de militants et scruté par de nombreuses caméras. Sourire confiant, poignée de main franche, pas à pas, le maire sortant démolit la liste adverse.
« C’est une coalition bizarroïde, résume-t-il. Les électeurs ne s’y retrouveront pas. » Comme pour lui donner raison, un jeune homme surgit : « J’ai voté MoDem au 1 e r
tour, mais leur alliance ne tient pas la route. Dimanche, je voterai pour vous ! » L’élu boit du petit-lait.
Les rencontres « impromptues » se multiplient, mais la partition, manifestement bien réglée, reste la même. A croire que Manuel Aeschlimann n’a que des amis sur sa ville.
Une bonhomie affichée qui tranche avec la virulence du tract distribué. Intitulé « Appel à la mobilisation », ce brûlot évoque la « trahison de leurs électeurs » par le trio d’opposants, qualifie
la tête de liste, le socialiste Sébastien Pietrasanta, de « candidat de l’ultra-gauche (…) qui n’a conservé à ses côtés que des idéologues sectaires et des personnalités trotskistes ».
La sérénité des opposants unis. Sorti de l’imprimerie quelques heures plus tôt, tiré à 45 000 exemplaires, le tract aux couleurs arc-en-ciel était hier après-midi en cours de
distribution. Une petite pile dans les mains, sous les bourrasques de vent, les trois colistiers partent sereinement à pied du centre-ville pour rejoindre les Grésillons.
« Bonjour, grand rassemblement pour Asnières », lancent aux passants la tête de liste socialiste Sébastien Pietrasanta, en compagnie de son nouveau numéro deux, Josiane Fischer (divers droite),
et de Christian Leblond (MoDem). Les adversaires du premier tour font désormais cause commune contre Aeschlimann. Un front inédit qui suscite l’intérêt.
« Il y a une déferlante médiatique », s’étonne presque Pietrasanta, qui hier encore, se faisait interviewer par une télé.
Dans la rue, l’initiative d’union est plutôt bien accueillie. « Je suis assez contente de ce rassemblement. Sans cela, j’aurais été bien embêtée au second tour », avoue une habitante qui vit à
Asnières depuis trois ans. « Aeschlimann a la trouille parce qu’il appelle plein de gens pour prendre le pouls », analyse le candidat MoDem. La quiétude de l’instant contraste avec la frénésie de
la veille, où pour la venue de Ségolène Royal (qui a en fait annulé son déplacement), les militants UMP avaient organisé un solide comité d’accueil.




Municipales mars 2008.